mercredi 19 juin 2019

Engagement de et pour la femme

Les 4 conférenciers : le prof Emery TSHISANDA, Alice MUJINGA, Carl KALIRE et Anaclet KAMWANYA
Séphorah KASONGO et Abel BUKASA, les modérateurs

Des invités






Les femmes ont été depuis toujours martyrisées par des hommes et même par d’autres femmes. Il y en a qui ont résisté et d’autres qui ont été des victimes impuissantes. (cf. Les larmes féminines).
L’histoire nous renseigne sur quelques cas. La littérature nous renseigne sur d’autres. La Bible aussi, la littérature par excellence, a enregistré de nombreux cas de luttes/engagement féminin.
Professeur Emery TSHISANDA
                 Pour le professeur Kabeya Mukamba Fabien, titulaire du cours de Littérature comparée à la Faculté des Lettres et Sciences humaines/UNILU, la Bible est la littérature la plus consommée. Mais ce point de vue pourrait être remis en cause. Chacun d’entre nous pourra se demander qu’est-ce que les chauffeurs des transports qu’ils ont pris depuis ce matin ont balancé : de la musique ou bien un enregistrement de la lecture biblique ? Il n’en reste pas moins vrai que la Bible soit l’une des littératures les pluys diffusées, les plus accessibles. L’on y trouve aussi des passages renfermant un engagement des femmes ou un engagement pour les femmes. Même le Créateur, que la Bible appelle soit Jéhovah soit Yahweh, a pris dans certains cas position pour les femmes. (cf. La loi mosaique; le cas de Sarah la femme d’Abraham; le cas des filles de Tselophehad, etc.).
Une chanson de Charlotte Dipanda


Des titres tels que Elle ne l’a pas vu, de Charlotte Dipanda. Avant qu’elle parte de Section d’assaut. Maman de Papa Wemba. Flora, de Franco Lwambo Makiadi. Nos mots, de Luciole (album ‘’Il nous restera ça’’ de Grand corps malade). Dadju – Reine, Pour toi, Garou, Les filles (à la fin de cette chanson, il dit : ‘’Plus elles font de la politique, plus notre monde est pacifique’’. Le monde serait meilleur s’il était dirigé par les femmes. Cela rejoint même le point de vue partagé par Cogito Litteris au cours d’un café de discussions tenu l’année dernière.
 L’on ne pourrait passer sous silence Karmapa, qui dans – Mobali ya bololo, Les premières dames, et bien d’autres titres s’est caractérisé par une prise de position très ouverte envers les femmes, leurs droits et devoirs.
L’artiste Fitch One, dans sa chanson hyper littéraire, Jina, plaide pour plus de responsabilité et de tendresse de la part de Jina, son épouse, qui est un bourreau contre son mari. Contrairement à la mise en situation de Franco, le camerounais. Dans la chanson ''Faut pas taper sur madame'', l'artiste Franco plaide pour une meilleure considération de la femme. C'est dire que l'Afrique est la même presque partout; les problèmes du centre comme ceux du sud, ceux de l'est et ceux de l'ouest... sont des problèmes que toute l'Afrique partage. Autant des femmes chantent pour elles, autant des hommes le font.
Tshala Mwana a chanté ‘’Menteur’’, où elle mène un combat féministe à outrance, en disant : ‘’Les hommes sont des menteurs’’. Cela sous-entend que tous les hommes sont des menteurs : son mari, ses enfants, ses frères, ses voisins, ses enseignants, ses collègues musiciens, son père biologique, le président de la République même, devant sa femme… Il s’agit d’une prise de position ou un engagement pour la femme qui dépasse les limites du raisonnable, car, comme le démontrent les psycholologues, les bliblistes, les juristes, les …. Aucun Homme n’est parfait. Et donc, les femmes portent les mêmes tares que les hommes, mais à des degrés différents.
 Il convient donc de retenir que l'Afrique est un continent touché par le mépris envers les femmes. Toutefois, des hommes et des femmes courageux prennent la défense des femmes, réellement victimes et parfois victimisées.
Après la conférence

Nos remerciements à tous les partenaires, à tous les orateurs, à vous tous nos invités, qu’ils soient de L’Institut des Techniques Médicales, L’Université de Lubumbashi ou l’Université Protestante de Lubumbashi.

A l’Unilu, nous adressons nos remerciements les plus sincères à Cogito Litteris, qui ne cesse d’associer Regard sur la Littérature à ses activités, que ce soit au Campus Numérique Francophone de Lubumbashi, au Centre d’art WAZA, au Guest House UNILU ou ailleurs.

 Pouvez-vous vous joindre à nous pour remercier le Bureau Wallonie Bruxelles Lubumbashi ?

Enfin, nos remerciements à toute l’équipe Regard sur la Littérature, dont je vais demander aux membres Alice, Jean, Abel et Patient de se tenir debout pour être salués par vous. 
(Telle était l'allocution de Carl KALIRE au centre Wallonie Bruxelles, lors de la conférence organisée conjointelent par l'Equipe Regard sur la Littérature et le Centre Wallonie Bruxelles Lubulbashi, en date du 05 avril 2019).